alors
toute la forêt et les masses du vivant
détournaient le regard
j'ai vu un soir dans une minute qui
ressemblait plus à un rêve
j'ai vu que j'étais assis par terre les
jambes sous moi et que je me prélassais
sur des jambes aimées
j'avais atteint une terre de dissolution
plaines de magma froid
où picorent timidement les premières
poules.
un jour dans ce prélassement j'aimerai
étendre ma main pour percer l'air
aussi
lier d'un doigt mon être assis et
toi qui danse et ta bouche mouillée
et le béton qui se tient derrière
et qui plonge ses bras dans la nuit